Apollon, 2020

Vidéo, 7’15
(Édition de 5)

2 000

Variation sur le délire de reviviscence d’une statue (la Gradiva de Wilhem Jensen ou les métamorphoses d’Ovide).

Une jeune femme marche dans la forêt le jour avec le buste d’Apollon. Elle le noie dans un petit étang jusqu’à le faire totalement disparaître. A la nuit tombée, elle revient s’en emparer. La sculpture, vulgaire copie en plâtre d’une tête antique romaine semble ressusciter à travers ce rituel païen.

L'artiste

Dune Varela

Dune Varela est née en 1976 à Paris. Après des études de droit à Paris et de cinéma à New York, elle se consacre à la photographie argentique, dans sa double dimension de substrat consistant, essentiel, et de matériau fragile, altérable. Jouant sur l’entremêlement des temps et des époques, elle travaille l’image comme une ruine, un vestige, pris dans le mouvement d’une archéologie spéculative. Délaissant les impressions sur surface plane, elle investit des matériaux tels que la céramique, le marbre ou le béton afin de matérialiser la photographie sous forme de fragment sculptural. Elle étend par la suite le champ de ses recherches à la vidéo et au cinéma. Elle a exposé aux Rencontres Photographiques d’Arles, à Paris Photo, au salon Approche, au Musée Nicéphore Nièpce, au Musée des Beaux Arts de Liège, à la Hear Strasbourg. Ses films (Après Paradise, Inferno) ont été sélectionnés au festival Côté court à Pantin. Elle vit à Montreuil et est actuellement résidente à Poush Aubervilliers.

©Hind Bellali

Oeuvres

Connexes

Le grand visage, 2020

3 080

Main sur le sein, 2023

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Visage féminin, 2022

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Fragment de Segeste, 2021

1 120