FRAGMENTALE (intramuros), cellule ISO 64, 2021

Installation en béton
30,2 x 28 x 14 cm

910

Notre cellule ISO 64 est issue de l’installation monumentale « FRAGMENTALE (intramuros) » qui a été créée par Jules Goliath pour son diplôme de fin d’études aux Beaux-Arts de Paris en 2021. Elle jouit en elle-même d’un statut de paysage architectural sculpté. Elle peut être également vendue avec les autres cellules proposées par la galerie, formant une composition à six blocs.

Par ses volumes d’installations, Jules Goliath questionne l’effet du temps sur la matière. Par un jeu de moulage et de contre-forme, l’artiste coule ses pièces en béton sur des volumes qui sont ensuite cassés et disparaissent: n’en restent que les traces, les empreintes constituées par ces blocs en béton. Pour Jules Goliath, ce qui a disparu raconte plus d’histoire que ce qui est tangible. Le manque est envisagé comme un récit à part entière.

L'artiste

Jules Goliath

Né en 1996, Jules Goliath vit et travaille en région parisienne. Il a intégré les Beaux-Arts de Paris en 2015, et en est sorti diplômé en 2021. Il y a perfectionné son apprentissage du volume d’installation, de l’animation et enfin de la sculpture sous la direction de Tadashi Kawamata et Gotz Arndt.

Son travail a pour but aujourd’hui de questionner par l’espace et l’architecture nos rapports aux temps longs et à la disparition, ou comment convoquer le souvenir par le fragment. À travers un répertoire de formes, qui évoquent l’accident sculptural, la chute, la mémoire du geste, et la poétique de la ruine, Jules Goliath met la matière à l’épreuve sans essayer de cacher les accidents et ainsi ne conserver qu’une matière survivante, encore en mouvement face au temps. Son travail a été présenté au Musée du Louvre lors de l’exposition collective « Coups d’Eclats » en mai/juin 2022.

« Fasciné par des images de mondes en ruines et d’architectures dystopiques véhiculées par certains univers du cinéma et de la science-fiction, Jules Goliath questionne les notions de décor et de simulacre. L’artiste a fait du béton son matériau de prédilection, trouvant dans cette matière à la fois dense et parcellaire la possibilité de rendre intelligibles certains détails spatiaux restés invisibles. En effet, par un subtile un jeu de moulage et de contre-forme, il réalise des empreintes d’espaces, pour en révéler les creux, les absences et les ensevelissements. Par un double effet de rapprochement et de condensation, Jules Goliath nous projette dans des architectures comme excavées dans le béton, que l’on cherche à parcourir mentalement. » (Violette Morisseau)

Oeuvres

Connexes

Là où j’ai marché pieds nus, Mycènes, 2017

3 500

Thalassa (études sur l’éternité) [Θάλασα], 2022

4 200

Les mains croisées, 2021

3 080

Tunique, 2023

2 800