Le Tertre du Cronide, 2022

Béton de cendre volante
50 x 50 x 30 cm

6 000

Cette œuvre a été exposée au sein du Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Musée du Louvre (palier du Temple de Zeus à Olympie) en mai et juin 2022 lors de l’exposition collective « Coups d’Eclats ».

Exposée dans la salle dédiée au sanctuaire de Zeus à Olympie au sein du Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre en mai et juin 2022, cette sculpture en béton de cendre volante s’inspire de la maquette du temple de Zeus qui y est conservée. Sur cet amas architectural à échelle réduite, on retrouve les éléments architectoniques caractéristiques de l’ordre dorien (crépis, colonnes, chapiteaux, frontons, métopes, triglyphes).

Si cette œuvre s’inspire du temple originel édifié par Libon d’Élis vers 460 av. J.-C., elle nous projette davantage encore dans des architectures dystopiques que l’on cherche à parcourir mentalement comme des archéologues d’un futur lointain. Cette sculpture, née d’une fragmentation puis d’un réassemblage, offre au regard au dépend des reliefs des anfractuosités, des lacunes, des contre-formes architecturales, inscrites dans la matière.

L'artiste

Jules Goliath

Né en 1996, Jules Goliath vit et travaille en région parisienne. Il a intégré les Beaux-Arts de Paris en 2015, et en est sorti diplômé en 2021. Il y a perfectionné son apprentissage du volume d’installation, de l’animation et enfin de la sculpture sous la direction de Tadashi Kawamata et Gotz Arndt.

Son travail a pour but aujourd’hui de questionner par l’espace et l’architecture nos rapports aux temps longs et à la disparition, ou comment convoquer le souvenir par le fragment. À travers un répertoire de formes, qui évoquent l’accident sculptural, la chute, la mémoire du geste, et la poétique de la ruine, Jules Goliath met la matière à l’épreuve sans essayer de cacher les accidents et ainsi ne conserver qu’une matière survivante, encore en mouvement face au temps. Son travail a été présenté au Musée du Louvre lors de l’exposition collective « Coups d’Eclats » en mai/juin 2022.

« Fasciné par des images de mondes en ruines et d’architectures dystopiques véhiculées par certains univers du cinéma et de la science-fiction, Jules Goliath questionne les notions de décor et de simulacre. L’artiste a fait du béton son matériau de prédilection, trouvant dans cette matière à la fois dense et parcellaire la possibilité de rendre intelligibles certains détails spatiaux restés invisibles. En effet, par un subtile un jeu de moulage et de contre-forme, il réalise des empreintes d’espaces, pour en révéler les creux, les absences et les ensevelissements. Par un double effet de rapprochement et de condensation, Jules Goliath nous projette dans des architectures comme excavées dans le béton, que l’on cherche à parcourir mentalement. » (Violette Morisseau)

Oeuvres

Connexes

Plaque muséale «Echantillon architectural de l’Usine», 2023

1 120

FRAGMENTALE (intramuros), cellule ISO 89, 2021

910

FRAGMENTALE (intramuros), cellule ISO 24, 2021

910

Thalassa II (études sur l’éternité) [Θάλασα], 2022

4 200